Désormais, La Cerise sur le gâteau se déguste aussi le samedi

J’aime ma ville, je soutiens mes commerçants ! (Épisode IV)
Publié le 22 mai 2020

Marché de la place Coget, le vendredi du pont de l’Ascension. Alors qu’elle termine sa commande de macarons pour le weekend, cette dame, à la camionnette de La Cerise sur le gâteau, résume à peu près la situation actuelle pour beaucoup de commerces alimentaires : « Le baptême de ma fille doit avoir lieu au mois de juillet… En temps normal, on vous aurait déjà passé commande, mais là, on ne sait même pas s’il pourra avoir lieu ! D’autant que le parrain et la marraine doivent venir en avion. »
Pas de baptême, ni de mariage, ni d’anniversaire. Les rendez-vous populaires comme la fête du tracteur ou les salons ? Annulés. Idem pour les cocktails dinatoires pour les entreprises. Le restaurant avec lequel le pâtissier-traiteur travaille ? Fermé. Pour La Cerise sur le gâteau, l’activité s’est considérablement réduite ces dernières semaines.

Une naissance

En un sens il y a aussi du bon. Cédric Degand, à la tête de l’entreprise, est papa depuis quelques semaines. Alors que l’activité s’arrêtait net, il a pu passer un peu de temps en famille.  « Certes, il n’y a plus eu de revenus pendant cette période, mais comme il n’y a rien eu de produit, il n’y a rien eu d’acheté non plus en amont« , explique sa mère Renée. Même s’il a fallu couvrir les dépenses de fonctionnement, « comme il n’y a pas de boutique, il n’y a pas de loyer« . Le temps a aussi été mis à profit pour refaire une jeunesse à la camionnette bien connue du marché. Avant de remettre la machine en route la première semaine de mai.

La Cerise sur le gâteau a pu faire se retour sur les marchés. Dont celui de Phalempin qui a, pendant le confinement et selon la volonté municipale, obtenu une dérogation pour continuer. Avec une nouveauté : en plus du vendredi après-midi, jour du marché, La Cerise sur le gâteau est désormais présente le samedi, même endroit, de 15h à 18h. « C’est un projet auquel on avait déjà pensé en fin d’année dernière, note Renée. Il y a des gens qui ne peuvent pas venir le vendredi après-midi. D’autres viennent car on fait aussi traiteur, et ça fait un repas pour le soir. »
Cela permet d’avoir trois marchés dans la semaine : deux à Phalempin donc, et celui de Quesnoy-sur-Deûle. Car Renée Degand soulève un point important : « On ne peut pas travailler que pour un marché. » Ce serait un peu comme ouvrir un restaurant, avec toute une équipe, pour un client. D’où l’importance pour les communes d’avoir obtenu des dérogations afin que les marchés se tiennent.

L’avenir avec philosophie

Fort heureusement puisque c’est pour l’instant la seule, cette activité marché fonctionne mieux que d’habitude pour La Cerise sur le gâteau. « La pâtisserie marche le plus, mais les produits traiteur vont de mieux en mieux. »

Renée voit l’avenir avec philosophie. « On est serein. Cette situation, il faut faire avec, on ne se plaint pas. Une fois qu’on a la santé, on arrivera toujours à rebondir d’une façon ou d’une autre ! » Et puis, avec des pâtisseries comme celles-ci, difficile de voir l’avenir autrement que doux et coloré !

La Cerise sur le gâteau : les vendredis et samedis après-midi, place Coget. Commandes possibles au 06 64 13 82 66 ou au 07 50 97 76 67.