M. Blanquer, les élus et les écoles

Communication de M. le Maire Thierry Lazaro du 30 juin 2020

Chers administrés,

Quelle belle époque où tout le monde a à dire sur tout le monde !

Certains se comportent, hélas, en consommateurs de services publics plus qu’en citoyens et se complaisent dans le commentaire à tout va.

Ainsi va cette belle vie, mais la responsabilité des élus, quels qu’ils soient, est, elle, totale.

Elle est d’ailleurs éminemment morale eu égard au contexte sanitaire que nous connaissons, mais aussi juridique, là où les élus sont la cible constante de certains fonctionnaires de justice zélés qui trouveront toujours un bon motif pour jouer les redresseurs de torts.

J’ai entendu, ce jeudi, notre Premier ministre ainsi que Monsieur Blanquer.

J’ai surtout entendu la voix d’un Président de la République qui nous a affirmé il y a quelques jours qu’il n’y avait jamais eu de problèmes de… masques !!

La confiance envers nos gouvernants n’est pas érodée. Elle est malheureusement inexistante.

Cela étant, vu l’état d’esprit de certains de nos concitoyens qui ne souhaitent pas porter de masques en rentrant par exemple chez des commerçants locaux, souvent, d’ailleurs, au mépris de ces derniers et de leurs employés (qui peuvent légitimement craindre pour leur santé) ou, encore, en voyant des masques jetables… jetés dans la rue, peut-être n’avait-il pas tort…

Quoi qu’il en soit, eu égard aux nombreuses consignes de nos dirigeants (parfois contredites par certaines administrations et, au final, souvent contradictoires !) et à la suite du récent ultimatum de monsieur Blanquer qui aura finalement joué (très mal !) des préoccupations, des prises de position ou encore des divisions des parents et des personnels enseignants, j’ai demandé à réunir l’ensemble des collègues du conseil municipal de Phalempin, en commission plénière, en tout début de semaine prochaine.

La précédente décision de non-réouverture de nos écoles avait été prise à l’unanimité. Pour autant, nous évoquerons, à l’occasion de cette réunion, les différents cas de figures, à l’aune des dernières déclarations du gouvernement. Et le maire que je suis se pliera évidemment à toute décision qui pourrait être prise.

Si la réouverture était, en effet, décidée, la mesure prendrait effet dans les heures qui suivent.

Si, à l’inverse, il était décidé de ne pas ouvrir, j’attendrai, le cas échéant, d’être déféré devant la justice administrative, comme dans d’autres communes, et je me plierai, bien entendu, à une éventuelle décision de la juridiction. Dans ce dernier cas de figure, je publierais cette décision qui fera apparaître la motivation des juges sur le fond ainsi que les coordonnées de la juridiction.

Je ne doute pas un seul instant que les parents souhaitent, de manière générale et pour des motifs légitimes liés à la pédagogie et à l’enseignement, la réouverture des écoles… Je n’ai aucun doute à ce sujet, mais, pour autant, les propos de nos ministres restent flous et ambigus.

Nous savons aussi que si la famille est le premier lieu de socialisation de l’enfant, l’école en est le complément indispensable. Tout comme nous ne doutons pas que si certains parents ont trouvé des solutions pour que leurs enfants en rencontrent d’autres, nombre de ces derniers ont envie de retrouver leurs petits copains et leurs petites copines.

Chacun pourra penser ce qu’il veut des élus, s’agissant, notamment, de la question d’une possible réouverture des écoles à l’aune de la crise sanitaire. Ils ont néanmoins tous en commun, et c’est le cas à PHALEMPIN, d’avoir la République chevillée au corps.

L’Ecole de la République ce ne peut être 22 %, seulement, d’enfants ayant retrouvé le chemin de l’école. Ce ne peut être le volontariat. Ce n’est pas : aujourd’hui tu viens ; demain ce sera ton copain ou ta copine ! L’Ecole de la République concerne tous nos enfants.

Alors, soit le virus a disparu, ce dont le Conseil Scientifique doute sérieusement, soit ce n’est pas le cas et, à ce moment, les protocoles que l’on impose actuellement pour des classes dotées de capacités d’accueil réduites, divisées ou fractionnées, ne pourront être les mêmes que ceux qui entreront en vigueur en septembre, ce qui semble une évidence.

S’agissant des mesures de distanciations, dont tous s’accordent à dire qu’elles sont impossibles à tenir au long cours dans nos écoles, je reste surpris que l’on veuille les « assouplir » à l’occasion de la réouverture programmée de nos gymnases et salles de sports (avec des personnes adultes, par nature, plus sensibles au coronavirus) et que l’on ne veuille pas les atténuer ou les modifier, en milieu scolaire, pour nos enfants dont on nous dit qu’ils sont peu porteurs et peu transmetteurs.

Il ne s’agit pas ici de se défausser mais dans le traitement, pour le moins original, du problème qui frappe nos pays et le nôtre en particulier, il y a quand même des questions à se poser, n’en déplaise aux donneurs de leçons patentés.

Un simple exemple : le protocole actuellement en vigueur nous impose, matériellement, d’organiser une séparation physique des sanitaires communs, ce qui implique, à notre niveau quelques travaux et, inévitablement, une commande de matériaux. Dans ce contexte, nous avions, voici quelques temps, sollicité des fournisseurs. Force est de constater que ceux qui ont bien voulu nous répondre tiennent le même discours : « Nous ne pouvons vous garantir, en raison de la crise sanitaire, une livraison dans les délais qui garantissent la réalisation de vos travaux de séparation pour septembre » !

Enfin je crois devoir vous préciser que, si les écoles devraient rouvrir, il ne pourrait être envisagé, dès lors, d’autres formes de garderie que celles qui fonctionnent actuellement. Le personnel, si tant est qu’il soit suffisant, ne pourrait pas se démultiplier et, le temps de cette crise sanitaire, je ne prendrai pas la responsabilité de déléguer à une association ce service qui pourrait, en cas de difficulté liée à la pandémie, la mettre dans une situation juridique complexe.

Dans cette hypothèse, je ne doute pas que les plus hautes autorités de l’Etat sauraient, comme toujours et au moins verbalement, nous expliquer qu’ « elles seront à nos côtés ».

Votre dévoué,

Thierry Lazaro

Membre honoraire du Parlement 

Maire de Phalempin 

Publié le 4 mai 2020

Comme indiqué hier la position de notre conseil sur la non-ouverture de nos écoles:✅Nous ne souhaitons mettre aucune personne dans l’embarras mais notre responsabilité collective, à vous comme à nous, élus est engagée. ➡️Pour nous c’est d’abord un engagement moral. ➡️Le déconfinement autorisera de nouveau, tout en respectant les gestes barrières, la pratique de la solidarité de voisinage, d’amis, de la famille ou le risque d’exposition, une fois évalué, sera par nature moindre que dans une concentration de dizaines d’enfants et de personnels. Pour autant, nous réfléchissons, pour les seules personnes n’ayant aucune autre solution à une garderie aux conditions d’accès et d’inscriptions étudiées, au cas par cas. Et sur lesquelles l’engagement des parents seraient lui aussi strict.D’autres réflexions sont évoquées ci-après ⤵️

Publiée par Ville de Phalempin sur Dimanche 3 mai 2020

  • Nous ne souhaitons mettre aucune personne dans l’embarras mais notre responsabilité collective, à vous comme à nous, élus est engagée.
  • Pour nous c’est d’abord un engagement moral.
  • Le déconfinement autorisera de nouveau, tout en respectant les gestes barrières, la pratique de la solidarité de voisinage, d’amis, de la famille ou le risque d’exposition, une fois évalué, sera par nature moindre que dans une concentration de dizaines d’enfants et de personnels.
  • Pour autant, nous réfléchissons, pour les seules personnes n’ayant aucune autre solution à une garderie aux conditions d’accès et d’inscriptions étudiées, au cas par cas. Et sur lesquelles l’engagement des parents seraient lui aussi strict.

Transcription de la vidéo en texte :

Thierry Lazaro et Aurelie Segard, adjointe aux écoles

« Chères Phalempinoises, chers Phalempinois,

Jeudi soir nous avons pris, vos élus du conseil municipal, à l’unanimité, ont pris une décision importante en décidant de ne pas ouvrir les écoles
phalempinoises le 12 mai prochain. Ce n’est pas une décision que nous avons prise à la légère, nous avons conscience qu’elle aura des détracteurs, des partisans, des gens qui se posent des questions.

Nous allons essayer de vous répondre, en vous proposant certains axes, cette décision est sujette à contestation bien évidemment par Monsieur le
Préfet de région qui peut probablement m’imposer, en retour aux volontés gouvernementales, ce n’est pas fait ! ou alors m’assigner devant un tribunal, eh bien à ce moment là on verra ce que décideraient ou ce que décideront les magistrats.

Aujourd’hui, simplement, nous voulons vous dire que ce n’est pas une décision que nous prenons pour des raisons judiciaires, de responsabilités judiciaires, nous avons pris cette décision collégialement pour des raisons morales.
Alors que la crise sanitaire vient aujourd’hui même,
l’urgence sanitaire vient d’être prolongée jusqu’à la fin du mois de juillet, nous pensons être dans le raisonnable en proposant certaines mesures.

Aurélie Segard, notre adjointe aux écoles, va vous exposer la difficulté pour les enseignants, d’enseigner, vous expliquer aussi que les enfants
en décrochage scolaire qui sont visiblement la priorité de cette mesure, eh bien hélas, ceux qui ont décroché, dans la grande majorité des cas,
les parents ont décroché, et sur la seule base du volontariat et bien on peut penser que ces enfants là ne seront pas à l’école demain, réfléchissons peut-être à une formule, voilà un exemple, elle va vous expliquer aussi sur l’aspect purement pédagogique mais aussi technique, la difficulté qu’il y a quand on a quinze petits à aller aux
toilettes, à les faire rentrer en lavant les mains, en les faisant sortir en lavant les mains, en faisant en sorte qu’ils ne se croisent pas dans les couloirs qui même dans l’école la plus récente ne sont pas
aussi larges que ça !

La parole est à Aurélie Segard.

Bonjour à tous ! merci Monsieur le Maire, donc comme l’expliquait Monsieur le Maire, on nous indique que vos enfants doivent retourner sur
les bancs de l’école pour un impératif pédagogique, une justice sociale, tout ça sur la base du volontariat, il faut savoir que vos enfants sont censés donc reprendre le 12 mai jusque mi-juillet, à noter que durant cette période nous avons encore des jours fériés, donc vos enfants
n’auront pas l’école, on sait aussi au jour d’aujourd’hui, car nous avons rencontré bien sûr nos directrices, comme disait Monsieur le Maire
ce n’est pas une décision par gaité de coeur que nous avons prise, on sait au jour d’aujourd’hui que tous les enseignants ne seront pas présents pour cette reprise physique des enfants. Par ailleurs, maximum, ce seront des groupes de quinze enfants, ce qui veut dire que vos enfants ne pourront pas aller à l’école tous les jours de la semaine, à part si nos enseignants parviennent à avoir un donc d’ubiquité ce don je doute pour le moment ! Par conséquent le temps d’enseignement sera très faible, comme disait Monsieur le Maire c’est sur la base du
volontariat, donc même un enfant en décrochage si ses parents décident de ne pas le mettre, il n’ira pas à l’école. Par ailleurs nous avons la
confirmation, nous avons la chance à Phalempin, de savoir que les cours à distance fonctionnent parfaitement. Nos enseignants se sont organisés
dans l’urgence, et l’ont très bien fait, ils sont dévoués, nous avons des équipes pédagogiques formidables à Phalempin, pour mettre ça en
place, ils vont même pour ceux qui ont des difficultés d’internet, déposer dans les boîtes aux lettres des cours en formulaire papier.

Au jour d’aujourd’hui, on leur demande une nouvelle organisation, car il faut savoir qu’en plus des cours en présentiel ils devront continuer les
cours à distance pour les enfants qui ne seront pas retournés à l’école. Par ailleurs, si, par miracle nous parvenions à mettre en oeuvre toutes les mesures qui sont indiquées dans ce protocole sanitaire,
notamment les nombreux lavages de mains, tout au long de la journée pendant trente secondes, les nettoyages de tous les matériels pédagogiques qui auront été utilisés, le temps d’enseignement, je peux vous l’assurer, sur une journée, sera très minime, donc c’est notamment pour toutes ces raisons que nous avons pris cette décision mais
également, je pense que ça nous n’en parlons pas assez, le caractère quand même anxiogène qu’on peut imaginer pour un enfant d’être en
présence toute une journée, en face d’adultes masqués, comment expliquer à un enfant de trois ans, qui certainement au bout de deux mois est un
peu perturbé de reprendre l’école dans ces conditions, s’il se met à pleurer, que son ATSEM, son enseignant ne puisse même pas le prendre
dans ses bras pour le consoler, comment indiquer à des enfants qui seront heureux de retrouver leur camarades de classe également depuis
deux mois d’absence, qu’il ne faut surtout pas s’approcher à moins d’un mètre aussi bien en récréation qu’en classe etc…
Dans ces conditions, effectivement, nous avons estimé qu’il était impossible pour nous au
jour d’aujourd’hui de garantir une rentrée sereine pour vos enfants.
C’est pour cette raison que nous avons pris cette décision difficile, et nous l’assumons, même si comme l’a dit Monsieur le Maire, malheureusement, ça ne fera pas plaisir à tout le monde ! Je vous
remercie et prenez soin de vous !

Je crois que notre adjointe aux écoles Aurélie a parfaitement résumé les problèmes techniques et les données pédagogiques. J’ai vraiment
l’impression mes chers administrés que c’est, « je vous couvre mais sous votre entière responsabilité », c’est aujourd’hui un essai grandeur
nature, vous voyez on dirait au maire que je suis « Lazaro, tu prépares septembre, on ne sait pas ce qui va se passer d’ici septembre, et bien
malin pourrait le dire ! et tu prépares la rentrée de septembre, tu fais en sorte de mobiliser et d’organiser aux mieux des intérêts des élèves,
de leurs parents, des enseignants et aussi bien évidemment des personnels accompagnants qui eux dépendant directement de la municipalité, on me dirait voilà il faut tout organiser, eh bien dès à
présent, avec le personnel communal qui est sur le terrain on pourrait organiser effectivement des classes délocalisées de l’école pour faire
en sorte qu’il y ait plus de place dans l’école et qu’il y ait par exemple, au complexe sportif, à la salle des fêtes, à l’ALC ou ailleurs à la salle Hémery, peu importe ! des classes qui soient distanciées et
qui permettraient à la rentrée de septembre d’ouvrir dans des conditions de sécurité maximum.

On ne l’a même pas évoqué ! Il y a eu une réunion
avec Monsieur le Préfet de région, et le Directeur académique le 24 avril, nous aurions dû recevoir, avec l’association des Maires du Nord,
nous aurions dû avoir le protocole sanitaire, dès le 27 ou le 28, nous sommes aujourd’hui le 2 mai, nous n’avons toujours rien ! Nous avons, si! un pré-protocole un pré-projet. Ce pré-projet c’est la base de travail du Ministère de l’Education Nationale.
Il y a de quoi se mettre en colère parfois parce que, on nous demande d’organiser des choses, on ne
nous donne quasiment aucun moyen, d’ailleurs on ne nous donne aucun moyen pour le faire et puis on vous dit en plus faites attention !
C’est aujourd’hui une de nos véritables responsabilités, alors il n’est pas question pour nous non plus de laisser des personnes sur le côté, on sait qu’il y a des parents qui ont des enfants en décrochage scolaire et qui souhaitent les mettre, nous restons convaincus que le distanciel par
visio-conférence avec des enseignants qui ont réussi en quelques heures seulement, au mois de mars, à changer complètement de logiciel,
aujourd’hui d’ailleurs on leur demande encore une fois de changer de logiciel, mais en plus en prenant des risques pour eux, pour leur famille, et pour les gamins dont ils ont la responsabilité, dont nous
avons la responsabilité, nous pensons que pour ces enfants et bien le distanciel sera plus efficace que d’aller de façon ponctuelle et morcelée à l’école une fois de temps en temps.
On a l’impression que c’est une grande garderie qu’on organise, c’est, oui, un test à grande
échelle qu’on nous propose et puis on verra bien ce qui en sortira ! et ça c’est une de nos responsabilités morales.

Des maires vont ouvrir des écoles c’est leur droit le plus strict, mais je sais qu’ils partagent aussi la même inquiétude que moi et que mes
collègues. Alors, il n’est pas question pour nous de laisser des femmes et des hommes sur le bord de la route. Si on voit demain qu’une personne
est dans une situation précaire, parce que, devant garder son enfant et
n’ayant pas autre solution, si l’école reste fermée, que de rester à la maison, nous sommes prêts à réfléchir pour compenser la perte qu’elle
aura de son revenu. S’il y a à prendre, parce qu’il n’y a pas d’autre solution, une nounou ou une solution qui coûte de l’argent, nous sommes
prêts à étudier le cas. Mais la solidarité ce n’est pas que la seule commune, la solidarité c’est de faire en sorte que chacun puisse prendre aussi sa part à cette reconstruction sociale qui devra à un moment ou à un autre être devant nous et pour ça la mairie, la municipalité de Phalempin, l’ensemble des élus et l’ensemble du personnel resteront à
vos côtés.
Nous le ferons au cas par cas, nous ne voulons laisser personne mais nous ne pouvons pas Mesdames et Messieurs, prendre le risque moral de jouer à un jeu particulièrement dangereux et sur lequel demain peut-être on pleurera ! C’est la seule chose que je vais vous dire, je n’ai pas pour habitude de me morfondre sur mon sort, mais ce
qui se passe aujourd’hui est trop compliqué. Le Conseil Scientifique qui était censé éclairer notre Président de la République a quand même mis
les 20 et 24 avril dernier, c’est à dire il y a quelques jours seulement, qu’il n’était absolument pas favorable à la rentrée avant le mois de septembre. Nous aurions mieux fait de faire comme les
Espagnols ou les Italiens qui ont eu à souffrir comme nous, voire plus que nous ! et qui ont décidé, eux, de sortir du déconfinement un petit
peu à la fois mais de préserver nos enfants, les personnels qui s’engagent à leur côté, c’est tellement facile de dire, et je n’ai pas d’amitié particulière et je n’ai certainement pas d’aigreur particulière pour les enseignants, mais je leur tire mon chapeau, parce que ce qu’ils font depuis plusieurs semaines c’est pas rien ! et qu’il faut arrêter de dire que ce sont des gens qui se roulent les pouces, ils ont montré qu’ils étaient capables d’assurer leur mission de service public, je veux simplement vous expliquer que nous sommes capables nous, à Phalempin, d’assumer notre sens de la mission du service public.

Portez-vous bien, protégez-vous ! »