Service civique : aux Viviers avec la Mission locale,
une opportunité pour faire grandir les projets

Publié le 23 juillet 2026.

Anaïs Lefebvre franchit les portes du groupe scolaire Les Viviers en décembre 2025. À 25 ans, la jeune habitante de Thumeries a déjà exercé plusieurs métiers. Tour à tour caissière, animatrice périscolaire, ouvrière de production, elle enchaîne les expériences qui lui permettent d’avancer, sans toutefois trouver un emploi dans lequel se projeter durablement. Elle est alors prise en charge par la Mission locale Impulsions d’Ostricourt et entreprend de remettre son projet professionnel à plat.
« Nous avons travaillé sur son projet d’emploi, explique Delphine Van Houtte, chargée de relations entreprises à la Mission locale d’Ostricourt. Dans ces situations on essaie de travailler le projet du jeune, son CV, sa lettre de motivation, de travailler avec lui sur l’entretien d’embauche. On réalise également des ateliers collectifs avec d’autres jeunes. » « Qui sont très formateurs« , abonde Anaïs.

Quand les besoins se rejoignent

Au même moment, l’éducation nationale au groupe scolaire Les Viviers cherche un volontaire en service civique. Le poste existe, les missions aussi. Reste à trouver la bonne personne. « Nous avions un besoin dans de brefs délais mais le problème c’est de connaître le jeune, explique Alain Potier, directeur du groupe scolaire. On sait qu’il y a plein de candidats mais on n’en connaît pas forcément dans notre environnement proche. »
L’information remonte jusqu’à Caroline Plüss, adjointe à la formation et à l’emploi, qui fait naturellement le lien avec la Mission locale. Quelques échanges suffisent pour mettre en évidence l’adéquation entre les attentes de l’école et le profil d’Anaïs. La jeune femme rejoint l’équipe des Viviers grâce au dialogue entretenu entre les élus et les structures d’accompagnement, chacun apportant sa connaissance du terrain.

Faciliter l’accès à l’emploi avec l’expérience

Mis en place par l’État, le service civique permet aux jeunes de 16 à 25 ans (jusqu’à 30 ans en situation de handicap) de s’engager pendant plusieurs mois au sein d’une structure d’intérêt général tout en développant des compétences et une première expérience reconnue. Un véritable atout dans un parcours professionnel. Les volontaires, rémunérés, suivent également une formation aux premiers secours, une formation civique et citoyenne et bénéficient d’un accompagnement tout au long de leur mission.
« Les employeurs réclament de l’expérience mais pour en avoir, il faut avoir travaillé !« , observe Anaïs. « C’est le serpent qui se mord la queue« , acquiesce Delphine Van Houtte. Aux Viviers, les journées sont rythmées par l’accompagnement des enseignants, l’encadrement d’activités y compris sportives, les sorties scolaires ou encore la gestion de la ludothèque, chère à Anaïs qui a particulièrement apprécié cette dernière.
« Ça s’est hyper bien passé avec Anaïs, souligne Alain Potier. Elle aime le contact avec les enfants qui l’ont rapidement identifiée. »

Une vocation qui prend forme

C’est précisément au contact du quotidien de l’école que le projet professionnel d’Anaïs s’affine. Conseillée et aiguillée par des personnes qui font ce métier, elle souhaite devenir Accompagnant d’enfants en situation de handicap (AESH) et espère être prise en formation. « Avant mon service civique ici, je savais que ce métier existait mais je pensais que c’était plus compliqué de devenir AESH et je ne pensais pas qu’il y en avait autant dans les écoles« , explique-t-elle.
Pour Delphine Van Houtte, cette évolution illustre pleinement l’intérêt du dispositif : « C’est intéressant de voir arriver un jeune, de l’accompagner, le voir évoluer puis s’émanciper. C’est super. »
Dès septembre, un nouveau volontaire effectuera son service civique au groupe scolaire Les Viviers. Comme l’an dernier, le besoin exprimé par l’établissement a été relayé par l’adjointe Caroline Plüss auprès de la Mission locale afin d’identifier un jeune susceptible de s’investir dans cette mission.
Une nouvelle histoire qui commence, avec la même ambition : permettre à un jeune de construire son avenir tout en contribuant, pendant plusieurs mois, à la vie de l’école.