Thibault Guillerme prend la mesure
de l’école de musique municipale
Publié le 23 juillet 2026.
Il en connaissait déjà les couloirs, les élèves et l’histoire. Professeur de tuba et de trombone depuis la refondation de l’école municipale de musique à la fin des années 2000, Thibault Guillerme en assure désormais la direction. Officiellement nommé le 4 mai dernier, il succède à Jean-Luc Bray et Jean-Luc Petitprez, les deux directeurs bénévoles emblématiques qui ont profondément marqué le développement de l’établissement pendant près de quinze ans. « Je souhaite m’inscrire dans la continuité de ce qui a été fait« , résume celui qui sait pouvoir compter sur leurs conseils. Jean-Luc Petitprez, devenu conseiller municipal délégué à la culture après les dernières élections municipales, n’est d’ailleurs jamais bien loin, comme Jean-Luc Bray, toujours prêt à aider.
« On était 7 ou 8 musiciens »
Originaire de la Somme, installé à Phalempin depuis 2009, Thibault Guillerme est arrivé au moment où l’école se reconstruisait. Il a intégré l’équipe pédagogique comme professeur de tuba et de trombone. « Lors des premières répétitions de l’harmonie, on était 7 ou 8 musiciens, se souvient-il. Aujourd’hui, on est une soixantaine. » Une progression qui illustre l’élan donné à l’école et à son harmonie.
Musicien accompli, Thibault Guillerme s’est formé au conservatoire du 10ème arrondissement de Paris avant de poursuivre ses études à celui de Douai. Il y obtient une médaille d’or au saxhorn (petit tuba), un prix de perfectionnement à l’euphonium (saxhorn anglais) ainsi qu’une médaille d’or au tuba basse. C’est à Douai qu’il rencontre Jean-Luc Petitprez, professeur dans l’établissement, également professeur assistant au Conservatoire national supérieur de musique et de danse (CNSM) de Paris et pas encore musicien retraité de la Garde républicaine.
En parallèle de son activité d’enseignant, Thibault Guillerme poursuit une carrière de musicien au sein de la musique de l’infanterie de Lille, héritière du 43ème régiment d’infanterie. « Avec la musique de l’infanterie, on intervient dans les villes et villages, où on fait des concerts en uniforme. On est militaires musiciens : on défile aussi le 14 juillet à Lille et j’ai défilé trois fois à Paris, entre 2011 et 2014. On a aussi pu aller au Canada, au Maroc, en Finlande… Pour jouer parfois dans des salles de 10 à 15 000 personnes. »
Près de 150 élèves
À Phalempin, il conserve en plus de la direction sa classe d’instrument, qui compte aujourd’hui neuf tubistes et huit trombonistes. Un rôle auquel il reste très attaché. « Souvent, les élèves arrêtent après la terminale, quand ils commencent les études supérieures. Mais ils me donnent toujours des nouvelles, c’est très sympa. »
Implantée rue Georges-Pompidou, avec des cours également dispensés salle Paul-Hémery, l’école de musique municipale accueille désormais près de 150 élèves. Onze professeurs y enseignent le piano, le violon, la flûte, la clarinette, le saxophone, le cor, la trompette, le trombone, le tuba ou encore les percussions. Les plus jeunes peuvent découvrir la musique dès le jardin musical, avant les classes d’éveil à partir de 4 et 5 ans. Après plusieurs années de pratique, les élèves rejoignent d’abord l’orchestre des jeunes, avant de pouvoir intégrer l’harmonie municipale, vitrine de l’école. Une filière complète, dont Thibault écrit désormais la suite du succès.


