Au Centre de soins infirmiers, on fête en 2026
plus d’un demi siècle au service des habitants

Publié le 15 juillet 2026.

Depuis 1976, l’association Soins et santé assure la gestion du Centre de soins infirmiers. Une structure un peu particulière car si les infirmières y exercent les mêmes missions qu’en cabinet libéral, elles sont salariées et le centre à l’obligation de mener des campagnes de sensibilisation et de prévention. L’équipe compte aujourd’hui dix infirmières, dont une coordinatrice, représentant six équivalents temps plein. « L’équipe s’est étoffée petit à petit selon les nécessités du service, souligne la présidente Chantal Delaporte. Les horaires sont aménagés pour une continuité de service 7 jours sur 7 tout au long de l’année. » Le centre accueille chaque matin sans rendez-vous, tandis que les tournées couvrent Phalempin et les environs.

Multiplier les actions de sensibilisation

La prévention constitue l’autre pilier de l’action de Soins et santé. Avec la Ville, les professionnels de santé, Eollis, les maisons de santé pluri-professionnelles, les communautés professionnelles territoriales de santé ou encore le Groupe hospitalier Seclin-Carvin, l’association développe de nombreux projets communs, « pour développer les ressources en les mutualisant« , résume Chantal Delaporte. L’objectif étant encore d’améliorer le lien entre l’hôpital et le domicile des patients, tout en participant à la réflexion sur l’accès aux soins sur le territoire. Tout au long de l’année, les actions de sensibilisation se multiplient : lutte contre le tabac, l’alcool ou les drogues, Octobre Rose, équilibre alimentaire, sophrologie adaptée… Cela passe aussi, par exemple, par la présence de Soins et santé au récent Semi-marathon, avec une sensibilisation sur la fausse bonne idée des boissons énergisantes. On compte encore les grandes journées de dépistage tous les deux ou trois ans à la salle des fêtes, lors desquelles sont proposés contrôles de tension, du diabète, de la vue, de l’audition, de l’équilibre, de l’alimentation…

À l’heure de souffler ses 50 bougies, Soins et santé reste, au delà d’un lieu où l’on soigne, un acteur de santé publique profondément ancré dans la vie locale. Par leur présence et leur soutien, la députée Charlotte Lecocq, la conseillère départementale et adjointe phalempinoise Marie Cieters, le président de Pévèle Carembault Ludovic Rohart, le conseil municipal et les acteurs locaux de la santé ont témoigné de la solidité de cet ancrage lors de la cérémonie d’anniversaire, à la salle des fêtes, le 5 juin.

En 1936 déjà…

Bien avant la création de l’association, l’histoire du centre de soins commence en 1936. Les religieuses dominicaines ouvrent alors un dispensaire dans le bâtiment de la rue Auguste Dupuis qui accueille également la bibliothèque et le patronage.
Lorsque les vocations se raréfient au début des années 1970, des Phalempinois décident de prendre le relais. L’association Soins et santé est créée en 1975 et officiellement déclarée en 1976 afin de pouvoir salarier des infirmières et garantir la continuité des soins. Léon Henry devient le premier président, suivi de M. Coulthard, puis de Chantal Delaporte. « J’ai intégré le conseil d’administration en 2004 et pris le relais de la présidence en 2013« , rappelle l’ancienne administratrice de la formation en travail social. Les religieuses et l’abbé Fourlinnie continuent d’accompagner le centre jusqu’au début des années 1990.
Le centre rejoint son adresse actuelle, allée des Jardins de l’Abbaye, en 2004. Les locaux sont agrandis en 2019 afin d’offrir de nouveaux bureaux et un espace de vie à l’équipe.

Écrans : dix jours pour retrouver l’équilibre

Parmi les actions de prévention portées par Soins et santé, les 10 jours sans écrans occupent une place particulière. Lancée avec Mme Berthe, enseignante, et l’Association des parents d’élèves de Phalempin (APEP) avec le Centre de soins infirmiers, l’initiative a progressivement pris de l’ampleur. Depuis 2025, l’ensemble du groupe scolaire Les Viviers participe à l’opération, qui invite enfants, adolescents et familles à repenser leur rapport aux écrans, sans culpabilisation.

Le sujet, Chantal Delaporte le connaît bien. « Nous avons commencé à travailler sur le numérique, de l’addiction au cyberharcèlement en 2017, explique-t-elle. Un psychiatre m’avait dit commencer à rencontrer des étudiants qui jouaient aux jeux vidéo en organisant leur espace pour ne pas quitter le jeu. Certains portaient des couches. Ils finissaient par quitter leurs études. » Chez les plus jeunes, les conséquences peuvent également être préoccupantes : « Des enfants continuellement exposés très tôt aux écrans ne dessinent plus, ne savent plus écrire, n’ont plus de tonicité dans les jambes car ils passent trop de temps sur les écrans. » Conférences, ateliers, défis familiaux et temps d’échanges rythment ces dix jours au mois de mai avec le concours de l’école, de la Ville et des associations. Pour que chacun retrouve un usage plus équilibré des écrans.