Produits phytosanitaires, bombes aérosols... Que faire de ces déchets ?

Une bouteille en plastique ? Dans le bac du tri sélectif. Des restes de nourriture ? Dans le bac des déchets non recyclables. Une bouteille en verre ? Au point d'apport volontaire. Jusque là, tout va bien. Oui mais, que faire d'une bombe aérosol, des produits phytosanitaires, etc. ? Chaque mois, l'adjoint chargé des établissements publics de coopération intercommunale Didier Wibaux vous propose un nouvel article concernant le tri de certains déchets.

Janvier 2019 : les bombes aérosols

Pour une fois c’est simple, car les aérosols sont par nature considérés comme des Déchets Diffus Spécifiques, c’est-à-dire, pour résumer simplement, comme des déchets dangereux.
Tous les aérosols doivent donc être conduits en déchetterie, qu’ils relèvent des domaines de :
- L’entretien de la maison (ex : décapant four, insecticide...).
- De l’entretien de la voiture (ex : dégivrage, antigoudron...).
- Du bricolage (ex : peinture, décapant, mousse polyuréthanne...).
- De l’entretien du jardin (ex : engrais, antimousse...).
- Du chauffage (ex : nettoyant vitre insert...).
Mais à toute règle il faut une exception ! Les aérosols liés à la cosmétique (tout ce qui peut être mis sans danger sur la peau, par exemple la laque pour les cheveux), ainsi que les aérosols liés à la nourriture (ce qui peut être ingéré, par exemple la crème Chantilly) doivent être jetés dans le bac de tri sélectif.


Février 2019 : les produits phytosanitaires

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un produit phytosanitaire ?
C’est habituellement un produit d’origine chimique conçu pour tuer des organismes entrant en compétition avec les plantes cultivées ou nuisant à leur croissance ou à leur reproduction (mousses, champignons, bactéries, végétaux concurrents, insectes, rongeurs, acariens, mollusques, vers, nématodes, virus, etc.).
Pour les particuliers que nous sommes, jardiniers ou non, il s’agit donc des pesticides, herbicides, fongicides et autres produits de traitement qui ont proliféré dans les rayons des magasins spécialisés depuis plusieurs dizaines d’années. Qui n’en a pas eu au moins un dans son garage ou son abri de jardin ? Qui n’a pas entendu parler du glyphosate ?
Depuis le 1er janvier 2019, en France et en application de la loi Labbé du 6 février 2014, leur vente aux particuliers, leur détention et leur usage sont interdits. Ils doivent donc impérativement être déposés en déchetterie car il s’agit de produits dangereux nécessitant un traitement adapté.
Y a-t-il des exceptions ? Oui !
Pour faire simple, seuls sont maintenant autorisés pour les particuliers les produits « utilisables en agriculture biologique ». Cette indication doit figurer expressément sur leur emballage. Ils sont en général d’origine naturelle.

La liste des produits phytosanitaires autorisés : cliquez ici
La Liste des produits maintenant interdits aux particuliers : cliquez ici
(Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation au 1er janvier 2019).


Mars 2019 : Les emballages plastiques

Avant de commencer cette information, précisons tout de suite deux éléments essentiels :
1. Nous ne parlons évidemment ici que des seuls emballages ! Tous les autres objets en plastique (jouets, ustensiles ménagers...), dès lors qu’ils ne peuvent plus être utilisés, réparés, prêtés ou donnés, doivent être déposés, selon leur taille, dans la poubelle des ordures ménagères ou dans la benne « encombrants » des déchetteries.
2. Les emballages plastiques, quels qu’ils soient, ayant contenu des produits dangereux ou toxiques (essence, white-spirit, décapants...) doivent être déposés en déchetterie en raison du traitement qu’ils nécessitent. 

Actuellement, six matières industrielles sont utilisées pour les emballages en plastique :
- Le PolyEthylène Téréphtalate (PET) clair ou foncé, pour les bouteilles et flacons contenant des produits alimentaires (eau, soda, huile, lait...). 
- Le PolyEthylène Haute Densité (PEHD) et le PopyPropylène (PP), pour les flacons de produits de toilettes et de produits d’entretien...
- Le PolyEthylène Basse Densité (PEBD), pour les sacs de caisse, emballages et suremballages de packs d’eau, de lait, d’essuie-tout...

Tous ces emballages sont à déposer dans la poubelle de tri sélectif. Il n’y a pas besoin de séparer les bouchons : ils sont faits de la même matière que la bouteille ou le flacon. 
Les deux autres matières utilisées pour les emballages sont le PolyStyrène (PS) et le PolyChlorure de Vinyle (PVC) qui sont utilisés pour les pots de yaourt, de crème fraîche, les barquettes de biscuits, de viande, les viennoiseries, les films de biscuits apéritifs, chips, les croquettes pour animaux... Ces derniers emballages sont à déposer dans la poubelle des ordures ménagères jusqu’en 2022. A partir de cette date ils rejoindront la poubelle de tri sélectif. 

Vous avez du mal à comprendre ? moi aussi. Résumons : à partir de 2022, tous les emballages en plastique rejoindront la poubelle de tri sélectif. En attendant, respectons les consignes de tri !


Avril 2019 : Les déchets électriques et électroniques

Avant tout vérifiez que votre ancien appareil ne puisse être réparé, vendu ou donné et continuer ainsi à servir. Les appareils remis aux associations (ex : Emmaüs...) seront soit revendus à prix réduit, soit recyclés dans des sites de traitement spécialisés. Un appareil qui ne servira plus devient un déchet très polluant : il est alors nécessaire de respecter la filière de traitement mise en place.

Comment fonctionne cette filière de traitement ?
L’éco-participation que vous payez à l’achat d’un appareil neuf correspond au coût de collecte, de dépollution et de recyclage des anciens appareils. Ce n’est pas une taxe, mais une participation financière au fonctionnement de la filière agréée. Le montant de cette éco-participation doit être affiché de manière visible et séparément du prix du produit.

Où aller pour respecter la filière ?
Le pictogramme « poubelle barrée » présent maintenant sur les appareils électriques signifie, quant à lui, que votre appareil devra obligatoirement être rapporté en déchetterie. Mais il y a en réalité beaucoup plus simple ! Il signifie aussi qu’à l’achat d’un équipement neuf, votre revendeur a l’obligation légale de reprendre votre ancien appareil électrique gratuitement (soit en magasin soit lors de la livraison de cet appareil). Il signifie de plus que les magasins avec une surface de vente d’appareils électriques supérieure à 400 m² ont l’obligation de vous reprendre sans obligation d’achat vos petits appareils usagés (inférieurs à 25cm) !

D’autres choses à savoir
Eco-systèmes (maintenant regroupé avec Recylum au sein de E.S.R.) est l’éco-organisme à but non lucratif agréé par l’Etat pour la collecte et le recyclage des appareils électriques et électroniques usagés.

Si vous optez pour l’apport en déchetterie, sachez que vous pouvez déposer dans le local destiné aux D.E.E.E. des appareils incomplets car l’éco-participation concerne la totalité de l’appareil.
Enfin, si vous donnez ou vendez un ancien ordinateur vérifiez que vos données personnelles ne soient plus accessibles !

 
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